Le 22 janvier dernier la salle des Assises du Palais de justice accueillait, en présence des chefs de la juridiction et des personnalités du monde civil et économique du département, le Conseil des prud’hommes de CRETEIL pour sa rentrée solennelle.
L’occasion pour son Président sortant, Monsieur Carmelo VISCONTI, de dresser le bilan de l’année passée, un bilan mitigé puisque caractérisé par une baisse sensible des affaires nouvelles (un peu plus de 2000 en 2023 contre 2300 en 2022) et un taux de conciliation trop modeste (8,5 %, la section encadrement caracolant en tête avec 15,6 %) mais illustré aussi par la réflexion désormais résolument entamée sur le recours aux MARD compte-tenu des délais de traitement des affaires (en moyenne vingt mois devant le Conseil des prud’hommes de CRETEIL et vingt-quatre mois en moyenne devant la chambre sociale de la Cour d’appel de PARIS).
L’occasion aussi pour le président élu, Monsieur Daniel DADU, de déplorer le manque de personnel du greffe mais de louer la qualité et le dévouement de tous ceux qui œuvrent au soutien des conseillers prud’homaux, ces magistrats non professionnels qui formés par l’ENM et les organisations syndicales doivent rendre une justice de plus en plus complexe et terriblement exigeante.
On ne saurait taire l’alerte du président VISCONTI quant à la multiplication des réformes en matière de droit du travail depuis 2015, à l’origine d’une insécurité juridique grandissante notamment pour les salariés dont les délais de contestation ne cessent d’être réduits, le président VISCONTI dénonçant la réforme annoncée visant à limiter les délais de contestation d’un licenciement à deux mois, ce qui conduirait immanquablement certains salariés à devoir saisir la juridiction prud’homale avant la fin de leur préavis… !
Osera-t-on encore affirmer que notre Justice s’efforce d’être au plus près des préoccupations des justiciables ?...


Ils étaient tous là (ou presque) ce 18 janvier dans les locaux du salon Médicis à LA VARENNE- SAINT- HILAIRE, réunis pour le premier conseil de l’Ordre de l’année autour de celle qui va présider aux destinées du barreau durant les deux années qui viennent, Madame le Bâtonnier Yolaine BANCAREL: les anciens, impatients et heureux de se remettre à l’ouvrage ; les nouveaux, attentifs et déterminés à bien faire ; mais tous résolument conscients de l’importance de la mission qui leur échoit et décidés à donner le meilleur d’eux-mêmes dans l’intérêt du barreau.
Finis les fastes du Palais des Congrès, lieu prestigieux s’il en est mais un rien iconoclaste au regard de la nature de l’évènement, et retour à la Cour d’appel de Paris !
A tous et à chacun, défenseurs du Droit ou simples citoyens, puisse cet an tout neuf nous apporter la joie et la sérénité dont, en ces temps de troubles et de fureur, nous avons tant besoin !