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BVDM 13 AVRIL 2026 300Le projet de loi SURE (traduisez "Pour une Sanction Utile, Rapide et Effective"), sournoisement rebaptisé "Pour la justice criminelle et le respects des victimes", continue d'attiser la colère des avocats, ardents défenseurs de l'état de droit, seul garant des libertés de chacun.

C'est que ce projet est le fruit d'une erreur déconcertante :  il tente de traiter le symptôme en ignorant délibérément la maladie! Plutôt que de doter la Justice des moyens humains et matériels qui lui font cruellement défaut, il supprime les garanties procédurales qui fondent la légitimité de la décision pénale : plus de publicité des débats, plus de jury populaire, plus d'examen contradictoire des preuves, plus d'audition de témoins, d'experts et pire, de victimes...!

Comment les avocats pourraient-ils s'accommoder d'une telle atteinte à notre Justice criminelle, une justice qui écoute, qui comprend et prend le temps (et c'est sa noblesse) de juger ?

Cela ne peut être et ce 13 avril, partout en France ,les avocats se sont levés; ils ont déserté les salles d'audience et ont fait de cette journée un journée "Justice morte", pour qu'elle ne le devienne pas ! Les avocats val-de-marnais n'ont pas manqué à l'appel : ils étaient au palais de justice pour éclairer nos concitoyens, ils étaient aussi, Bâtonnier en tête, au pied du Sénat qui avait à examiner ce projet scélérat. Et ils resteront mobilisés jusqu'à ce que, revenu à la raison, notre Garde des sceaux le retire !

Robes noires d'ici ou d'ailleurs, le combat est juste et c'est celui de tous. Ne lâchez rien...

PRINTEMPS 4Chaque année, « LE PRINTEMPS DES POETES » instauré en 1999 par Madame Catherine TRAUTMANN, alors ministre de la culture, nous invite à les honorer. « Parce qu’il est vital que leur langue continue de « pulser » en chacun d’entre nous » (*) le barreau nous propose de répondre à l’invitation en nous offrant cette nouvelle exposition éphémère consacrée aux poètes de notre temps.

Pas les anciens dont on célèbre à raison les beaux vers, les traits brillants, les parcelles d’or et les perles fines et dont le talent n’est plus à vanter. Non, ceux d’aujourd’hui, fantasques, imaginatifs, parfois ingénus,  qui expriment en vers accessibles à tous,  parfois crûs, leurs élans et leurs passions. Ils parlent « simple » et cette simplicité transperce nos cœurs. C’est Jehan RICTUS (1867-1933) et ses « Soliloques du pauvre » ; c’est Francis CARCO (1896-1958) et sa « Complainte » ; c’est encore Robert DESNOS (1900-1945) et ses « Poèmes du minuit » ou « Corps et biens ».

Mais il en est d’autres : ORELSAN, Alain BASHUNG, GRAND CORPS MALADE, M C SOLAR, ou encore Eddy DE PRETO… Ces noms ne sauraient surprendre car ce serait oublier que la poésie est l’expression de son temps et la parole de ceux-là n’est pas une simple parole « proférée », c’est une parole puissante qui dit notre monde. Ils ont pris à leur compte ces quelques vers d’un poète resté méconnu : «  Ma pensée au grand jour partout s’offre et s’expose et mon ver bien ou mal dit toujours quelques chose. ».

La poésie n’est pas un art désuet ; elle se dit, elle se clame, elle se scande, elle se chante aussi et nous ouvre un pan de ciel. Puisse cette nouvelle expo nous offrir la pause salutaire à laquelle nous aspirons tous! ».

(*) Sophie NAULEAU, ancienne directrice artistique du « Printemps des poètes ». 

Coup d’œil sur l’expo.

BVDM FAMILLEVoilà déjà deux années que la Commission « Communication » s’efforce de mettre en lumière les compétences de notre barreau et qu’elle nous invite à aller à la rencontre de ceux qui font sa richesse. La 21ème édition des Etats Généraux du Droit de la Famille et du Patrimoine qui s’est tenue les 30 et 31 janvier dernier l’a tout naturellement conduite à s’intéresser à nos « Familialistes » et à interroger deux d’entre eux, et pas les moins fameux : nos consoeurs Annie KOSKAS, ancien bâtonnier, et Tifenn LE GUENEDAL, membre de la Commission « Famille ».

Pourquoi et comment ont-elles résolu de se consacrer au Droit de la famille ? Quelle satisfaction en tirent-elles ? Quelles sont les difficultés de leur exercice ? Nos deux consoeurs se sont prêtées aux questions avec générosité et franchise ; qu’elles en soient chaleureusement remerciées !

Lire l’interview

IMG 5432 300Comme chaque année depuis 1977, l’Organisation des Nations Unies invite les citoyens du monde, pour une journée (et c’est bien peu) à réfléchir ensemble à la condition des femmes et aux moyens à mettre en œuvre pour qu’elles disposent enfin de droits égaux à ceux des hommes. Voilà donc près de cinquante ans que nous saluons les victoires et les acquis des femmes (et il y en a…) et que nous dressons l’inventaire de leurs revendications (il en reste…).

Tout cela est bel et bon mais il est, en ces temps et en ce monde, des femmes qui, harcelées par la police des mœurs, subissent un véritable « apartheid de genre » et  s’exposent à des flagellations, à des peines d’incarcération et à des condamnations à mort et ce pour l’unique raison qu’elles s’opposent au port du voile que les autorités islamiques ont rendu obligatoire, y compris pour les filles dès l’âge de sept ans, et qui constitue une atteinte à leurs libertés d’expression, de religion et de croyance et à leurs droits à la vie privée, à l’égalité et à la non-discrimination.

Ces femmes, ce sont les femmes d’Iran et ce sont elles qu’en ce huit mars 2026 le barreau veut honorer via cette nouvelle exposition éphémère désormais ouverte à tous dans les locaux de l’Ordre.

Car elles se battent, les iraniennes! En 2022 déjà, la mort en détention de Mahsa AMINI, trois jours après son arrestation par la police des mœurs pour non-respect du port du voile, les a conduites à descendre dans les rues de TEHERAN et leur cri « Femmes, Vie, Liberté » a généré un mouvement de protestation inédit, traversant toutes les classes sociales et s’étendant à tout le territoire. Naturellement c’est dans le sang que le mouvement a été réprimé par les autorités qui n’ont alors eu de cesse de durcir leur code moral. Mais la graine avait germé et le vingt-huit décembre dernier, le peuple iranien tout entier s’est soulevé : femmes, hommes, étudiants…, et le cri des femmes d’Iran est devenu «  Iran, Vie, Liberté ». On sait qu’à ce mouvement sans précédent, le régime a répondu avec une brutalité extrême : des morts par milliers et des arrestations innombrables.

Mais si beaucoup d’entre elles ont perdu la vie durant ce soulèvement, nos guerrières iraniennes ont gagné : elles ont permis aux hommes de comprendre enfin que leur combat n’était pas qu’un combat féministe mais que c’était en vérité le combat de tous, le combat pour la liberté ! 

Femmes d’Iran, tenez bon car « La quête de la liberté bat au cœur de l’être humain et un cœur vivant ne se soumet jamais !» (*).

(*) Golshifteh  FARAHANI (février 2026). 

Découvrez quelques photos de l'exposition, cliquez-ici


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