L’aéroport d’Orly (mais pas que…) a fait du département du Val-de-Marne une terre de mixité des cultures et des nationalités et c’est tout naturellement que nombre des avocats qui y exercent a décidé de se consacrer à la défense des droits de ceux qui, venus d’ailleurs, sont en quête d’asile ou plus simplement rêvent d’un avenir meilleur… Ceux-là les accompagnent et les défendent avec ardeur et abnégation, et leur mérite est grand tant il est vrai que le droit des étrangers est au centre des politiques migratoires et que dès lors il subit bien des atteintes aux libertés fondamentales.
C’est à deux d’entre eux que la commission communication a souhaité donné la paroles, deux issus de générations différentes mais tous deux animés par la même ambition : protéger les étrangers de l’arbitraire et lutter contre des exceptions législatives et réglementaires discriminantes : Madame le bâtonnier Pascale TAELMAN, ancienne présidente du Syndicat des Avocats de France (SAF) et titulaire d’une mention de spécialisation en droit des étrangers et de la nationalité, et Maître Florian BERTAUX, membre du conseil de l’Ordre en charge notamment de la formation continue des avocats en droit des étrangers.
Pourquoi ont-ils de décidé de consacrer leur exercice professionnel à la défense des droits des étrangers ? Comment le vivent-ils ? Leur ambition est-elle déçue ou au contraire ont-ils le sentiment de contribuer à dissiper « la peur de l’autre » qui semble habiter nos concitoyens ? C’est à ces questions et à d’autres qu’ils ont accepté de répondre avec sincérité, sans rien taire des affres de leur combat. Qu’ils en soient chaleureusement remerciés !


La farouche et légitime mobilisation des avocats de France contre « Plaider-coupable criminel » figurant dans le projet de loi « Pour une justice criminelle et le respect des victimes » aura eu raison de la Chancellerie puisqu’elle aura conduit l’auteur du projet à revoir sa copie. Le 12 mai dernier, au sortir d’une réunion avec les représentants de la Profession, notre Garde des sceaux leur a adressé une lettre aux termes de laquelle il a déclaré accepté « dans un esprit de conciliation, d’exclure du champ de la procédure des jugements des crimes reconnus (PJCR) les crimes sexuels (viols) et l’ensemble des crimes passibles de la Cour d’assises, la PJCR ne concernant plus que les coups mortels et les braquages » (*).
Invité par l’Association des élèves-avocats (AEA), en même temps que les plus grands cabinets du barreau de PARIS, le barreau du Val-de-Marne était présent le 21 avril, comme il l’avait été le 21 janvier dernier au FORUM DES STAGES, dans les locaux de l’EFB pour participer cette fois FORUM DES COLLABORATIONS. Une invitation riche de sens pour les barreaux du ressort puisque traduisant, après le népotisme affiché de leur grand frère qu’est la barreau de PARIS, la reconnaissance tant espérée de leur présence institutionnelle au sein de l’Ecole.
Le barreau y était donc, représenté par Maître Isabelle KISTNER, ancien membre du conseil de l’Ordre, et Maître Elizabeth MENESGUEN, toutes deux membres de la commission communication du barreau, aux côtés des représentants des barreaux amis de l’Essonne et de la Seine-Saint-Denis. Avec l’enthousiasme et la détermination qu’on leur connait, elles ont vanté les mérites de notre barreau, diffusé les offres de collaboration qui leur avaient été adressées et… recueilli nombre de demandes.
Le projet de loi SURE (traduisez "Pour une Sanction Utile, Rapide et Effective"), sournoisement rebaptisé "Pour la justice criminelle et le respects des victimes", continue d'attiser la colère des avocats, ardents défenseurs de l'état de droit, seul garant des libertés de chacun.