Ils étaient quelques-uns à se rendre le mardi soir, dans les locaux de l’Ordre, salle Serge LEQUIN, certains plus assidus que d’autres mais tous heureux de se retrouver autour de leurs aînés pour tenter de s’approprier ce qui fait l’éloquence : la force du verbe bien sûr mais aussi l’élégance du geste, l’expression du silence et la pertinence du regard.
Rien de simple et pourtant, par une sorte de magie, ce 11 mars ils étaient vingt ; vingt à s’exprimer devant un jury terrible puisque composé d’anciens secrétaires de la Conférence et que présidait le Bâtonnier Yolaine BANCAREL sur un sujet non moins terrible tiré de l’imagination débridée de l’un de leurs pairs : « Faut-il le secret taire ? ».
Ils ont eu peur souvent, ils ont buté parfois mais leur courage, leur imagination, leur culture, leur goût du beau langage, leur impertinence aussi ont régalé l’assistance ! Ces vingt là augurent d’un bel avenir pour chacun d’eux bien sûr mais également pour le barreau.
Il fallut bien choisir et le jury en peine résolut de retenir dix d’entre eux au lieu de six comme le prévoit le règlement de la Conférence pour participer au second tour du concours qui se déroulera le 25 mars prochain à 16 heures salle Serge LEQUIN, devant un jury qui associera au Bâtonnier les chefs de la juridiction. Leur nom : Chloé MATEOS, Louise JEANNELLE, Florian BERTAUX, Maeva ISRAEL, Clément DESPUJOL, Anabelle VALVERDE, Téné COULIBALY, Virgile LEBLANC, Eva KUCHARZ et Léonard WOLINSKI.
A eux donc des lauriers qui en annoncent d’autres mais à tous notre gratitude pour le plaisir et l’espoir de beaux lendemains dont ils nous ont gratifiés, et rendez-vous au 25 mars !
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Officialisée en 1977 par les Nations Unies, la journée du 8 mars est une journée d’action, de sensibilisation et de mobilisation dédiée à la lutte pour les droits des femmes, l’égalité et la justice. Traditionnellement elle salue les victoires et les acquis des femmes et des filles du monde entier (et il y en a…), dresse l’inventaire de leurs revendications (il en reste…) et alerte sur les nécessaires avancées que commande encore la situation de beaucoup d’entre elles, d’ici ou d’ailleurs.
C’est qu’il en est qui, en ces temps et en ce monde, subissent une véritable persécution dans un cadre institutionnalisé d’apartheid sexiste. Ce sont les femmes et les filles afghanes qui depuis l’arrivée au pouvoir des talibans à l’été 2021 sont confrontées à des interdictions drastiques qui vont jusqu’à dénier leur existence même.
Aujourd’hui ce sont 13,8 millions de femmes et de filles qui se retrouvent privées d’enseignement, dénuées de la parole, confinées à leur domicile avec des moyens de subsistance évidemment limités et des services essentiels inaccessibles et qui sont d’autant plus exposées aux violences que les autorités ont dissous les tribunaux spécialisés pour les femmes et relevé toutes les femmes juges de leur fonction.
Pour les experts des droits humains « le déni systématique de leurs droits et libertés équivaut à une persécution fondée sur le sexe, autrement dit un apartheid de genre qui est un crime contre l’humanité ». Qui pourrait leur donner tort ?...
Et pourtant elles résistent, elles veulent recouvrer leur liberté , elles restent dignes et … debout ! C’est à elles et à leur combat que le barreau du Val-de-Marne a souhaité consacrer sa quatrième exposition éphémère. C’est sans doute peu de chose mais ne rien dire d’elles en ce 8 mars eut été une faute.
Pour en savoir plus.
Coup d’œil sur l’expo