Journées Européennes du Patrimoine au Palais de justice de Créteil : un essai joliment transformé !
Pour la première fois ce samedi 19 septembre, à l’occasion des « Journées Européennes du Patrimoine », à l’initiative des Chefs de la juridiction et en étroite collaboration avec l’UPEC, le barreau du Val-de-Marne et le CDAD , le Palais de justice de CRETEIL a ouvert ses portes (toutes ses portes) au public.
Les visiteurs ont ainsi pu découvrir au moyen de visites guidées l’histoire et l’architecture d’un bâtiment labellisé « Architecture Contemporaine Remarquable » mais mieux, il leur a été donné d’en savoir d’avantage sur le fonctionnement de la justice et le rôle respectif des ses acteurs ; conférences, forum des métiers et exposition de costumes d’audience étaient en effet au programme. Et les plus petits ne furent pas oubliés ; il leur fut donné de participer à un atelier de dessin sur le thème : « Dessine-moi ta justice »…
Echanges et partage étaient au rendez-vous. Gageons qu’ils auront permis à nos concitoyens de mieux appréhender ce qu’est notre justice au quotidien et l’abnégation de ceux qui la font vivre car, disons-le, pour un coup d’essai ce fut un coup de maître ! Mais rien n’aurait été possible sans la mobilisation des intervenants : magistrats, greffiers, universitaires, avocats, et étudiants dont la disponibilité et l’engagement ont été admirable. Alors à tous, grand merci !
Le nouveau numéro du Billet de l'Ordre numérique vient de paraître
Encouragée par le succès rencontré par la parution en juillet dernier à l’initiative du Bâtonnier François-Xavier LUCAS du premier numéro de ce nouveau média du barreau, la commission communication a réitéré et il nous faut ici chaleureusement remercier deux de ses membres : Maître Maïté BATAILLE, membre du conseil de l’Ordre, et Maître Elizabeth MENESGUEN, ancien bâtonnier, pour l’implication et le dévouement dont elles ont fait preuve pour bâtir ce numéro deux qui vient de paraître et que le visiteur trouvera ici.
Puisse-t-il y trouver ce qu’il attend : un éclairage sur la vie du barreau et de ses partenaires bien sûr mais aussi sur les évolutions (heureuses ou moins heureuses…) de notre Justice !
Bonne lecture…
Coup d’œil sur le nouveau Billet.
Les expos éphémères du Barreau : des femmes au Panthéon
La cause semblait entendue : militante de tous les droits et porteuse de tous les combats, Gisèle HALIMI entrerait au Panthéon au printemps 2027 pour avoir, à l’instar de quelques autres, forgé l’Histoire de notre pays. Pourtant aujourd’hui rien n’est plus acquis. La raison ? Ouvrir le Panthéon à celle qui a assuré au prix de sa vie la défense de nombre de militants du FLN serait regardé comme une « insulte à la communauté des harkis et à celle des pieds noirs ».
Entre la lutte pour la grande cause du quinquennat qu’est « la lutte pour l’égalité entre les hommes et les femmes » et « le devoir de réconciliation des mémoires » il faudrait choisir et le choix serait fait !
Cette actualité a conduit la commission communication du barreau à vous inviter, via cette nouvelle exposition éphémère, à porter le regard sur les femmes du Panthéon, ce mausolée qui depuis la révolution accueille les dépouilles des personnalités qui ont marqué notre Histoire et au fronton duquel on lit : « Aux grands hommes la patrie reconnaissante ». « Aux grand hommes »… tout est dit.
La révolution se moquait bien des femmes et il faudra attendre 1907 soit plus de deux siècles pour que l’une d’entre elles, Sophie BERTHELOT, repose au Panthéon encore ne fut-ce que par la volonté qu’elle avait exprimée de ne pas être séparée de son époux, Marcellin BERTHELOT.
Aujourd’hui elles sont sept : Marie BERTHELOT a été rejointe en 1995 par Marie CURIE, scientifique de renommée mondiale consacrée par un double prix Nobel de physique et de chimie, la première donc à être panthéonisée pour ses propres mérites. Viennent ensuite en 2015 Germaine TILLON, ethnologue et résistante déportée à Ravensbrück, et Geneviève de GAULLE- ANTHONIOZ, résistante, elle aussi déportée et ayant longtemps oeuvré à la tête d’ATD Quart Monde, en 2018 Simone WEIL, survivante de la Shoah et femme politique majeure du XXème siècle, en 2021 Joséphine BAKER, artiste, résistante, militante antiraciste et espionne pour la France libre, enfin en 2024 Mélinée MANOUCHIAN aux côtés de son époux Missak MANOUCHIAN, tous deux résistants et combattants de la liberté.
Sept femmes et… soixante-dix-sept hommes ! On conviendra que le compte n’y est pas mais ces sept-là ne sont-elles l’incarnation du pouvoir des femmes à surmonter les obstacles, à transformer la société et à inspirer les générations futures ? Gisèle HALIMI était indubitablement du même bois. Alors, Monsieur le Président, au diable la frilosité et place au courage. L’entrée au Panthéon de Gisèle HALIMI n’est pas à questionnée, elle s’impose !
Retrouvez quelques photos de l'exposition, cliquez-ici
Journées européennes du Patrimoine : quand le Palais de justice de Créteil ouvre grand ses portes...
Créées en 1984 par le ministère de la Culture sous le nom de « Journées portes ouvertes des monuments historiques », les journées européennes du Patrimoine ont pour ambition de montrer au plus grand nombre la richesse extraordinaire de notre patrimoine au travers de rendez-vous inédits.
Labelisé « Architecture contemporaine remarquable », le Palais de Justice de CRETEIL ne pouvait manquer l’occasion de se faire mieux connaître. C’est ainsi qu’à l’initiative du CDAD, en collaboration avec la juridiction, le barreau et l’université, il a résolu d’ouvrir grand ses portes au public le samedi 19 septembre prochain de 10 heures à 18 heures.
Au programme : des visites guidées et des conférences bien sûr, mais aussi un forum des métiers de la justice animé par des professionnels du droit, une exposition de costumes d’audience et, à destination des visiteurs les plus jeunes, un atelier créatif sur le thème « Dessine-moi ta justice » et naturellement des jeux…
Une journée qui s’annonce riche de découverte, d’échange et de partage ; une journée à ne pas manquer !
La formation à la Une : nouveau succès pour "Les Indispensables du Barreau" !
Fidèle à l’esprit qui l’anime depuis quinze années, notre Ordre a offert en ces premiers jours d’été aux avocats du barreau et à ceux des barreaux du ressort une pleine semaine de formation propre à leur permettre de répondre à leur obligation de formation continue et partant de parfaire leurs compétences au bénéfice de nos concitoyens.
Notre Bâtonnier François-Xavier LUCAS, en collaboration avec le bâtonnier Elizabeth MENESGUEN en charge de la formation, et avec le concours de LEFEBVRE-DALLOZ, partenaire fidèle, leur a proposé un programme éclectique de dix ateliers portant certes sur l’actualité législative et jurisprudentielle mais aussi sur la pratique du droit et ses nouveaux outils, sans oublier l’incontournable déontologie…
Et pourquoi le taire, durant une semaine la salle Serge LEQUIN n’a pas désempli, occupée par près de cinq cents confrères, satisfaits si l’on en croit leurs retours qu’il s’agisse du choix des thèmes, de l’organisation ou encore de la qualité des intervenants.
Nouveau succès donc pour les « INDISPENSABLES DU BARREAU 2026 » que l’on doit à LEFEBVRE-DALLOZ et qu’il faut chaleureusement remercier. Grand merci aussi à nos « sponsors » habituels qui ont grandement contribué à la convivialité de l’évènement.
Alors en route pour l’édition 2027, et que vivent nos « INDISPENSABLES » !
Aux marches du Palais : le Barreau toujours mobilisé !
A l’instar de ceux de Métropole et d’Outre-mer, le barreau du Val-de-Marne poursuit son juste combat contre le projet de loi dit « SURE ».
Le 29 juin 2026, dans le cadre de la journée « Justice Morte » et à la veille de l’examen du projet par l’Assemblée Nationale, il s’est réuni sur les marches du Palais pour exprimer une fois encore son refus d’un texte qui, prétendument au bénéfice d’une gestion des flux plus qu’aléatoire, sacrifie les principes essentiels qui fondent notre Justice : oralité du débat, principe du contradictoire, respect des droits des personnes (victimes ou auteurs), garantie des droits de la défense et présence d’un jury populaire. Les vaines promesses du Garde des sceaux ne changeront rien à la volonté du Barreau de France de voir procéder purement et simplement au retrait d’un texte scélérat.

