Un nouveau media au service du Barreau et de ses partenaires : le "Billet de l'Ordre" numérique
Parce que « le savoir-faire n’est rien sans le faire-savoir », le barreau du Val-de-Marne toujours considéré la communication comme une priorité, conscient qu’il est qu’elle est le moyen le plus pertinent pour animer la communauté des avocats, galvaniser leur unité et renforcer leur image tant auprès de ses partenaires que du public, et les bâtonniers qui se sont succéder ont tous eu à cœur de la développer.
Ils ont tant et si bien fait qu’aujourd’hui le barreau est sur les réseaux et compte nombre de visiteurs cependant que les groupes « WhatsApp » se multiplient qui permettent aux avocats d’échanger dans leur domaine d’activité de prédilection…
Tout cela mérite grandement d’être salué mais le Bâtonnier François-Xavier LUCAS a souhaité faire plus encore. Les plus anciens des avocats val-de-marnais ont sans doute encore en mémoire le « Billet de l’Ordre », cette publication trimestrielle, d’abord embryonnaire puis passée à vingt-quatre pages, diffusée certes aux avocats mais aussi à l’ensemble des partenaires du barreau, riche d’informations sur la vie du barreau, celle de la Profession et pas que…
Le Bâtonnier a souhaité y revenir mais avec les moyens d’aujourd’hui et le voilà qui nous offre façon « newsletter », avec le concours de la commission communication qu’il faut remercier pour son engagement et sa détermination, un « Billet de l’Ordre » numérique.
Puisse le visiteur y trouver ce qu’il attend : des nouvelles du barreau et un regard sur le monde qui l’entoure, professionnel mais pas seulement… !
A la rencontre des "Furets" du Barreau !
A l’heure où le « Mundial 2026 » bat son plein et où le pays, encensant ses idoles, exulte devant les exploits de l’équipe de France, la commission communication du barreau vous invite, via cette nouvelle expo. éphémère, à la rencontre d’autres amoureux du foot, pas des vedettes, pas des icônes (encore que…) mais des valeureux, des passionnés, des humbles aussi, et cela grâce à l’un d’entre eux : notre confrère Joao GONCALVES qui nous les présente avec un talent non dépourvu d’humour.
Leurs noms vous sont familiers ; vous les rencontrez en audience, dans les couloirs du Palais ou à la machine à café dans les locaux de l’Ordre…
Vous les connaissez mais les reconnaitrez-vous ? Ce sont nos confrères, des confrères de talent mais aussi des « footeux » qui vivent leur passion, et pas que pour eux-mêmes, pour le barreau aussi dans les tournois inter-barreaux auxquels ils participent sans violence ni agressivité mais dans le respect de l’autre et avec au cœur la joie d’être ensemble.
Ils ne triomphent pas toujours, nos « furets du barreau », mais ils le pourraient ; et puis Bill BOWERMAN ne disait-il pas : « La victoire, c’est donner le meilleur de vous-même. Si vous avez donné le meilleur, vous avez gagné. » (*). Ce sont donc des gagnants !
Cette nouvelle expo leur rend un hommage fraternel. Que diriez-vous de faire de même en passant un instant ?...
(*) Bill BOWERMAN (1911-1999) : entraîneur sportif. ».
Restaurer la confiance en la Justice : le Palais de Justice a ouvert ses portes à nos concitoyens
Le drame épouvantable qui a frappé la famille de la jeune Lihanna, victime d’un horrible crime, a créé une véritable onde de choc dans notre pays. Les mises en cause personnelles vont bon train alors même que les inspections ordonnées n’ont pas encore trouvé leur terme mais c’est la Justice même, déjà largement vilipendée (trop lente, trop laxiste…), qui est mise à mal.
La faire mieux connaître, expliquer son rôle et son fonctionnement, ne pas cacher que les priorités qui lui sont imposées conduisent parfois à délaisser certains de nos concitoyens, admettre que oui, on lui demande de faire beaucoup avec des moyens restreints mais dire haut et fort que son personnel, magistrats, greffiers et fonctionnaires, ne ménage pas sa peine et que son engagement est constant, voilà quel était l’objectif de Madame la Présidente Catherine MATHIEU, et Monsieur le Procureur Damien SAVARZEIX au soir du 15 juin dernier en ouvrant au public la salle des assises du palais de justice.
Le public qui comptait quelques élus a contribué à faire de cette soirée un moment d’échanges rares et riches, empreints d’une grande dignité. Etait-ce assez pour restaurer un lien terriblement entamé ? Peut-être pas. Mais cette rencontre aura indubitablement contribué à le préserver et c’est tant mieux car, faut-il le rappeler, sans la justice, il n’est pas d’état de droit.
Alors merci à nos Chefs de juridiction pour cette initiative, à renouveler…
Les Indispensables du Barreau édition 2026 : à vos agendas !
Quinze ans, quinze ans déjà qu’au début de l’été, avec le concours de LEFEBVRE-DALLOZ, l’Ordre et la CARPA de l’est parisien offrent aux avocats du barreau et à ceux de ses barreaux frères une pleine semaine de formation, certes pour les aider à déférer à leur obligation de formation continue mais aussi et surtout pour leur permettre de cultiver leur compétences, de valoriser ainsi leur cabinet et, qui sait, de s’ouvrir à d’autres domaines du droit…
Pour cette quinzième édition, du lundi 29 juin au vendredi 3 juillet, ce sont encore dix ateliers qui les attendent en présentiel dans les locaux de l’Ordre. Comme à l’habitude le programme sera riche, varié et animé par des d’intervenants de grande qualité.
Il faut bien parler d’intendance ; on vous dira donc qu’une participation financière de 30 euros par atelier sera demandée aux avocats du barreau (à l’exception de ceux ayant moins de deux années de barre qui en seront exonérés) portée à 50 euros pour ceux des barreaux extérieurs.
Un mot encore : la convivialité qui est la marque du barreau ne sera pas exclue alors… à vos agendas !
Voir le programme.
Voir le bulletin d’inscription à retourner à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. accompagné de l’attestation URSSAF.
Le droit des étrangers et de l'asile : une priorité pour le barreau. Entretien avec nos confrères Pascale Taelman et Florian Bertaux
L’aéroport d’Orly (mais pas que…) a fait du département du Val-de-Marne une terre de mixité des cultures et des nationalités et c’est tout naturellement que nombre des avocats qui y exercent a décidé de se consacrer à la défense des droits de ceux qui, venus d’ailleurs, sont en quête d’asile ou plus simplement rêvent d’un avenir meilleur… Ceux-là les accompagnent et les défendent avec ardeur et abnégation, et leur mérite est grand tant il est vrai que le droit des étrangers est au centre des politiques migratoires et que dès lors il subit bien des atteintes aux libertés fondamentales.
C’est à deux d’entre eux que la commission communication a souhaité donné la paroles, deux issus de générations différentes mais tous deux animés par la même ambition : protéger les étrangers de l’arbitraire et lutter contre des exceptions législatives et réglementaires discriminantes : Madame le bâtonnier Pascale TAELMAN, ancienne présidente du Syndicat des Avocats de France (SAF) et titulaire d’une mention de spécialisation en droit des étrangers et de la nationalité, et Maître Florian BERTAUX, membre du conseil de l’Ordre en charge notamment de la formation continue des avocats en droit des étrangers.
Pourquoi ont-ils de décidé de consacrer leur exercice professionnel à la défense des droits des étrangers ? Comment le vivent-ils ? Leur ambition est-elle déçue ou au contraire ont-ils le sentiment de contribuer à dissiper « la peur de l’autre » qui semble habiter nos concitoyens ? C’est à ces questions et à d’autres qu’ils ont accepté de répondre avec sincérité, sans rien taire des affres de leur combat. Qu’ils en soient chaleureusement remerciés !
Projet de loi "Pour une Justice criminelle et le respect des victimes" : le Garde des Sceaux revoit sa copie mais le compte n'y est pas...
La farouche et légitime mobilisation des avocats de France contre « Plaider-coupable criminel » figurant dans le projet de loi « Pour une justice criminelle et le respect des victimes » aura eu raison de la Chancellerie puisqu’elle aura conduit l’auteur du projet à revoir sa copie. Le 12 mai dernier, au sortir d’une réunion avec les représentants de la Profession, notre Garde des sceaux leur a adressé une lettre aux termes de laquelle il a déclaré accepté « dans un esprit de conciliation, d’exclure du champ de la procédure des jugements des crimes reconnus (PJCR) les crimes sexuels (viols) et l’ensemble des crimes passibles de la Cour d’assises, la PJCR ne concernant plus que les coups mortels et les braquages » (*).
Voilà donc sauvegardée (mais pour combien de temps ?...) l’audience aux assises, celle qui depuis 1791 confronte l’accusé à la société au travers du jury populaire, permet à la victime de s’exprimer, entend témoins et experts et prend le temps de juger en toute connaissance de cause dans le respect des droits de chacun.
Pour autant, tout n’est pas réglé car si le « Plaider coupable criminel » a polarisé le débat, il est dans le projet d’autres mesures qui tendent à modifier en profondeur l’architecture du procès pénal et qui ne sauraient être admises : ainsi en est-il notamment de la réduction du délai pour soulever les nullités de l’instruction et du recours aux bases ADN privées étrangères :
- Réduction du délai de forclusion des nullités d’abord :
Notre code de procédure pénale impose à la personne mise en examen de présenter une requête en nullité pour tout acte accompli soit avant sa mise en examen soit en cours d’instruction dans un délai de six mois. Le projet entend le ramener à trois mois. Quand on sait qu’un dossier criminel peut représenter des milliers de pages et des dizaines d’heures d’examen et que les conditions d’accès au dossier sont rarement optimales, on comprend que le projet revient à supprimer la possibilité de soulever une quelconque irrégularité de la procédure. Mais plus grave : le ministère public lui n’est soumis à aucune forclusion équivalente. Voilà qui heurte le principe du contradictoire et celui de l’égalité des armes pourtant garantis par la convention européenne des droits de l’homme. - Recours à la généalogie génétique via des bases ADN privées étrangères ensuite :
Le projet s’avise de légaliser la possibilité de comparer le profil ADN d’un suspect inconnu avec les bases de données généalogiques privées alimentées par des particuliers. Que dire de la fiabilité de ces données quand on sait que les profils déposés le sont sans le moindre contrôle d’identité ? Par ailleurs, faut-il rappeler que depuis la loi bioéthique de 1994 les tests ADN dits « récréatifs » sont interdits en France ? Enfin, se souvient-on que pour la Cour européenne des droits de l’homme, il est acquis que la conservation d’empreintes génétiques de personnes non condamnées constitue une ingérence dans la vie privée.
Non décidément, Monsieur le Garde des sceaux, le compte n’y est pas ! Nul ne disconvient que la lenteur de la justice criminelle est une violence de plus infligée tant à l’auteur qu’à la victime mais la solution ne saurait résulter de la réduction des garanties qu’offre la procédure. Un procès est un procès et les avocats n’accepteront jamais qu’il ne soit plus qu’un règlement des affaires courantes. Leur vigilance ne s’éteindra pas et ils continueront à batailler pour une Justice gardienne des droits fondamentaux de leurs concitoyens !

