La défense des mineurs en danger !
Le 13 mars dernier, l’Assemblée Nationale a adopté, via une procédure accélérée, une proposition de loi visant à « restaurer l’autorité de la Justice à l’égard des mineurs et de leurs parents ». Au centre de ce projet qui doit encore être soumis à l’examen de la commission des lois puis à celui du Sénat : « la disparition de l’excuse de minorité », principe pourtant fondamental en matière de justice pénale de mineurs.
Ainsi donc, alors que le code de la justice pénale des mineurs, profondément novateur en la matière, a à peine quatre année d’existence et que son application trouve enfin sa mesure, on s’avise de légiférer à nouveau et de façon particulièrement coercitive, faisant résolument fi de l’intérêt de l’enfant dont la convention internationale des droits de l’enfant nous rappelle qu’il doit être une considération primordiale.
Mesdames et Messieurs les élus, pensez-vous sérieusement qu’il faille consacrer à chaque fait divers sa loi ? Quand cesserez-vous de légiférer dans l’émotion ? Notre pays attend mieux de vous qui êtes ses représentants, et le barreau du Val-de-Marne avec lui. C’est ce qu’il vous dit haut et clair dans la motion que son conseil de l’Ordre a adopté à l’unanimité en sa séance du 27 mars dernier.
Second tour du concours de la Conférence du Jeune Barreau : une relève bien bellement assurée !
Ils n’étaient plus que dix, ce 25 mars dans la salle Serge LEQUIN ; dix résolus à prendre tous les risques pour tenter de remporter le titre envié par beaucoup de leurs jeunes confrères, celui de « Secrétaire de la Conférence ».
On ne devient pas courageux, on l’est! Et tous l’ont été magnifiquement. Car il en fallait du courage pour affronter un jury présidé par le bâtonnier Yolaine BANCAREL, composé de nos confrères Jean-William VEZINET, Julien RIETZMANN et Anagi KODITUWAKKU, tous trois anciens Secrétaires, et qu’honoraient de leur présence les chefs de la juridiction, Madame la Présidente Catherine MATHIEU et Madame le Procureur Catherine LARMIGNAT, et le conduire à répondre à cette question quasi « existentielle » : « Choisir, est-ce renoncer ? »…
Le public était au rendez-vous, curieux, attentif et charmé. Et les absents auront eu bien tort : ils n’auront rien su du talent déployé par nos valeureux bretteurs : l’élégance retenue de certains, l’humour désinvolte des uns, la gravité militante des autres…
Florian, Téné, Clément, Maêva, Louise, Eva, Virgile ,Chloé, Annabelle et Léonard, merci de nous avoir ainsi régalés! Vous nous avez rendus bien fiers alors, soyez-le vous aussi !
Bien sûr, il fallut choisir (mais sans renoncer, la fête était trop belle…) et les lauriers revinrent à Virgile LEBLANC et à Clément DESPUJOL. Les voilà donc respectivement Premier et Second Secrétaires de la Conférence. A eux la mission redoutable d’accompagner notre Bâtonnier lors de la Rentrée solennelle du barreau et de se livrer à la joute oratoire qui est la marque de CRETEIL.
Allons, beaux Secrétaires, avec vous la relève est assurée et … la Rentrée sera belle !
Le Droit des affaires présent partout sur le Val-de-Marne : nos confrères Shérazade TRABELSI-CHOULI et Jérôme GOUTILLE l'ont compris
Pour beaucoup le droit des affaires serait l’apanage des grands cabinets parisiens. C’est méconnaître ce qu’est le droit des affaires et occulter qu’il a pour objet de régir les activités économiques et commerciales des entreprises (toutes les entreprises), vise à équilibrer et à stabiliser les échanges et contribue au développement économique d’un territoire. Lorsqu’on sait que le tissu économique du Val-de-Marne est constitué d’un nombre considérable de PME et de PMI, on ne peut que s’étonner du peu d’engouement de ses avocats pour la matière.
Nos confrères Shérazade TRABELSI-CHOULI et Jérôme GOUTILLE eux ne s’y sont pas trompés ; ils ont résolument opté pour le droit des affaires et s’en trouvent bien. La commission communication du barreau vous propose d’aller à leur rencontre pour mieux comprendre ce qu’est le droit des affaires, partager avec eux l’intérêt qu’ils trouvent à la matière et, qui sait, vous convaincre de devenir vous aussi des « affairistes ».
Retrouvez-les à la page « MAÎTRE, VOUS AVEZ LA PAROLE » rubrique « PAROLES D’AVOCATS » : cliquez-ici
Soutien aux Avocats Turcs !
Connaissance prise de la décision rendue le 21 mars dernier par les juridictions turques à l’encontre de l’un des plus grands barreau du monde, la conférence des « cent » qui réunit les plus grands barreaux de France :
condamne avec la plus grande fermeté la destitution du Bâtonnier Ibrahim KABOGLU et des membres du conseil de l’Ordre pour avoir exercé leur droit fondamental à l’indépendance et à la liberté d’expression dans l’exercice de leur mandat.
(…)
Appelle solennellement la communauté internationale à poursuivre sa mobilisation pour condamner ces atteintes inacceptables à l’indépendance et à la liberté d’expression de l’avocat.
1er tour du concours de la Conférence du Jeune Barreau : l'annonce de beaux lendemains pour le Barreau
Ils étaient quelques-uns à se rendre le mardi soir, dans les locaux de l’Ordre, salle Serge LEQUIN, certains plus assidus que d’autres mais tous heureux de se retrouver autour de leurs aînés pour tenter de s’approprier ce qui fait l’éloquence : la force du verbe bien sûr mais aussi l’élégance du geste, l’expression du silence et la pertinence du regard.
Rien de simple et pourtant, par une sorte de magie, ce 11 mars ils étaient vingt ; vingt à s’exprimer devant un jury terrible puisque composé d’anciens secrétaires de la Conférence et que présidait le Bâtonnier Yolaine BANCAREL sur un sujet non moins terrible tiré de l’imagination débridée de l’un de leurs pairs : « Faut-il le secret taire ? ».
Ils ont eu peur souvent, ils ont buté parfois mais leur courage, leur imagination, leur culture, leur goût du beau langage, leur impertinence aussi ont régalé l’assistance ! Ces vingt là augurent d’un bel avenir pour chacun d’eux bien sûr mais également pour le barreau.
Il fallut bien choisir et le jury en peine résolut de retenir dix d’entre eux au lieu de six comme le prévoit le règlement de la Conférence pour participer au second tour du concours qui se déroulera le 25 mars prochain à 16 heures salle Serge LEQUIN, devant un jury qui associera au Bâtonnier les chefs de la juridiction. Leur nom : Chloé MATEOS, Louise JEANNELLE, Florian BERTAUX, Maeva ISRAEL, Clément DESPUJOL, Anabelle VALVERDE, Téné COULIBALY, Virgile LEBLANC, Eva KUCHARZ et Léonard WOLINSKI.
A eux donc des lauriers qui en annoncent d’autres mais à tous notre gratitude pour le plaisir et l’espoir de beaux lendemains dont ils nous ont gratifiés, et rendez-vous au 25 mars !
8 mars 2025 Journée internationale des Droits des Femmes : soutien aux femmes d'Afghanistan, le "No Woman's Land"
Officialisée en 1977 par les Nations Unies, la journée du 8 mars est une journée d’action, de sensibilisation et de mobilisation dédiée à la lutte pour les droits des femmes, l’égalité et la justice. Traditionnellement elle salue les victoires et les acquis des femmes et des filles du monde entier (et il y en a…), dresse l’inventaire de leurs revendications (il en reste…) et alerte sur les nécessaires avancées que commande encore la situation de beaucoup d’entre elles, d’ici ou d’ailleurs.
C’est qu’il en est qui, en ces temps et en ce monde, subissent une véritable persécution dans un cadre institutionnalisé d’apartheid sexiste. Ce sont les femmes et les filles afghanes qui depuis l’arrivée au pouvoir des talibans à l’été 2021 sont confrontées à des interdictions drastiques qui vont jusqu’à dénier leur existence même.
Aujourd’hui ce sont 13,8 millions de femmes et de filles qui se retrouvent privées d’enseignement, dénuées de la parole, confinées à leur domicile avec des moyens de subsistance évidemment limités et des services essentiels inaccessibles et qui sont d’autant plus exposées aux violences que les autorités ont dissous les tribunaux spécialisés pour les femmes et relevé toutes les femmes juges de leur fonction.
Pour les experts des droits humains « le déni systématique de leurs droits et libertés équivaut à une persécution fondée sur le sexe, autrement dit un apartheid de genre qui est un crime contre l’humanité ». Qui pourrait leur donner tort ?...
Et pourtant elles résistent, elles veulent recouvrer leur liberté , elles restent dignes et … debout ! C’est à elles et à leur combat que le barreau du Val-de-Marne a souhaité consacrer sa quatrième exposition éphémère. C’est sans doute peu de chose mais ne rien dire d’elles en ce 8 mars eut été une faute.