Voilà peu, la commission communication du barreau vous disait sa volonté d’aller à la rencontre de celles et ceux qui, connus ou moins connus, contribuent eux aussi à l’œuvre de Justice. C’est ainsi qu’elle est allée à la rencontre de Madame Catherine MATHIEU, Présidente du tribunal judiciaire de CRETEIL, dont on conviendra qu’à la place qui est la sienne elle est une interlocutrice incontournable des avocats.
Mais il en est d’autres, tout aussi incontournables, et c’est cette fois vers Monsieur Gilles ACCOMANDO, Directeur de l’EFB, qu’elle a résolu de se tourner.
Voilà déjà cinq ans que ce haut magistrat, dont la carrière au parquet comme siège est exemplaire, est à la tête de l’Ecole de Formation Professionnelle des Barreaux du ressort de la Cour d’appel de PARIS. Comment en est-il venu à s’intéresser à la formation des avocats ? Que pense-t-il de leur formation dont on rappellera qu’initiale ou continue, elle est encadrée par la commission « Formation » du Conseil National des Barreaux ? Comment répond-t-il au défi du nombre quand on sait que l’EFB accueille chaque année près de deux mille élèves-avocats soit la moitié des élèves-avocats de France ? L’avocat est soumis à une obligation de compétence or il est malheureusement établi que la formation continue est … désertée. Comment compte-t-il séduire les « mauvais élèves » ?...
A cela et à bien d’autres choses, Monsieur ACCOMANDO a bien voulu répondre, sans fard mais avec un optimisme contagieux.
Jugez-en…
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En cette fin de mandat, notre Bâtonnier a souhaité vous livrer un peu d’elle-même via une nouvelle exposition éphémère ô combien personnelle.
« Il m’a grandi, m’a apporté la confiance, m’a donné le goût de la liberté, fourni les armes pour vaincre les appréhensions et les peurs, offert la force d’oser… ». Voilà ce qu’à l’instar de HOMERIC (*) notre Bâtonnier a souhaité vous dire du cheval qui, on l’aura compris, est sa passion, une passion qu’elle nous propose de partager.
De tous temps et c’est peu dire (ne le retrouve-t-on pas dans les peintures rupestres ?) le cheval a imprimé la culture humaine. A côté de son rôle utilitaire et militaire, il n’a cessé d’inspirer les croyants et les artistes.
C’est PEGASE, cheval ailé, fils de POSEIDON né du sang de la MEDUSE qui permettra à BELLEROPHON de vaincre la CHIMERE ; c’est le CENTAURE, mi-cheval, mi-homme, immortel chargé de former les jeunes héros ; c’est encore BALAMER, fière monture d’ATTILA, que l’on disait guidé par le vent pour relier la terre avec les dieux célestes
On ne saurait ignorer BUCEPHALE, destrier d’ALEXANDE LE GRAND que lui seul parvint à monter, INCITATUS à qui CALLIGULA portait un amour tel qu’il entendait le faire sénateur, BAYARD qui sut faire de CHARLEMAGNE, habituellement piètre cavalier, un guerrier redoutable, LE VIZIR quI contribua à la victoire de l’Empereur à Iéna et à Eylau…
Ceux-là, et bien d’autres, ont marqué les siècles mais notre Bâtonnier ne manquerait pas de faire grief à la commission communication si elle ne rendait pas l’hommage qu’il mérite à JAPPELOUP. Ce petit cheval (1 mètre 58 au garrot) aura permis à son cavalier de toujours, Pierre DURAND, de remporter de nombreux titres : champion de France, champion d’Europe et champion olympique. Mort d’une crise cardiaque en 1991, il reste présent au cœur des amoureux du cheval, et pas que…
Mais c’est vous qui lui en voudriez si cette exposition n’évoquait pas ZEUS, l’emblématique cheval mécanique qui a remonté la Seine à l’occasion de la cérémonie d’ouverture des jeux olympiques 2024. Il aura ébloui plus d’un milliard de spectateurs, fascinés par l’œuvre artistique et envoutés par la prouesse technique. Mais plus encore, il aura ouvert les cœurs à la résilience et au partage.
Réel ou fictif, les cheval inspire les hommes. Si d’aventure vous en doutiez encore, puisse cette modeste exposition vous en convaincre et qui sait, vous conduire à partager l’amour du cheval !
(*) HOMERIC, « Le dictionnaire amoureux du cheval ». Plon.
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