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Ouverture d'une nouvelle exposition éphémère : "Femme, Vie, Liberté", le cri des femmes d'Iran !

IMG 5432 300Comme chaque année depuis 1977, l’Organisation des Nations Unies invite les citoyens du monde, pour une journée (et c’est bien peu) à réfléchir ensemble à la condition des femmes et aux moyens à mettre en œuvre pour qu’elles disposent enfin de droits égaux à ceux des hommes. Voilà donc près de cinquante ans que nous saluons les victoires et les acquis des femmes (et il y en a…) et que nous dressons l’inventaire de leurs revendications (il en reste…).

Tout cela est bel et bon mais il est, en ces temps et en ce monde, des femmes qui, harcelées par la police des mœurs, subissent un véritable « apartheid de genre » et  s’exposent à des flagellations, à des peines d’incarcération et à des condamnations à mort et ce pour l’unique raison qu’elles s’opposent au port du voile que les autorités islamiques ont rendu obligatoire, y compris pour les filles dès l’âge de sept ans, et qui constitue une atteinte à leurs libertés d’expression, de religion et de croyance et à leurs droits à la vie privée, à l’égalité et à la non-discrimination.

Ces femmes, ce sont les femmes d’Iran et ce sont elles qu’en ce huit mars 2026 le barreau veut honorer via cette nouvelle exposition éphémère désormais ouverte à tous dans les locaux de l’Ordre.

Car elles se battent, les iraniennes! En 2022 déjà, la mort en détention de Mahsa AMINI, trois jours après son arrestation par la police des mœurs pour non-respect du port du voile, les a conduites à descendre dans les rues de TEHERAN et leur cri « Femmes, Vie, Liberté » a généré un mouvement de protestation inédit, traversant toutes les classes sociales et s’étendant à tout le territoire. Naturellement c’est dans le sang que le mouvement a été réprimé par les autorités qui n’ont alors eu de cesse de durcir leur code moral. Mais la graine avait germé et le vingt-huit décembre dernier, le peuple iranien tout entier s’est soulevé : femmes, hommes, étudiants…, et le cri des femmes d’Iran est devenu «  Iran, Vie, Liberté ». On sait qu’à ce mouvement sans précédent, le régime a répondu avec une brutalité extrême : des morts par milliers et des arrestations innombrables.

Mais si beaucoup d’entre elles ont perdu la vie durant ce soulèvement, nos guerrières iraniennes ont gagné : elles ont permis aux hommes de comprendre enfin que leur combat n’était pas qu’un combat féministe mais que c’était en vérité le combat de tous, le combat pour la liberté ! 

Femmes d’Iran, tenez bon car « La quête de la liberté bat au cœur de l’être humain et un cœur vivant ne se soumet jamais !» (*).

(*) Golshifteh  FARAHANI (février 2026). 

Découvrez quelques photos de l'exposition, cliquez-ici


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